Je suis une maman-célibat-poule, et je le vis bien

Publié le 16 Juillet 2013

*creditphoto*

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Je lisais ce matin un article de Marie-Camille qui évoque sa moquerie envers les femmes ayant de nouveaux collocataires : les enfants.

Franchement, moi aussi avant je trouvais un peu poussé de s'extasier sans cesse devant un caca parfait, un rot bien sorti ou une bêtise rigolote (y a pas comme une contradiction ?).

Mais le fait est que : je suis devenue ainsi.

Enfin, maintenant que Minus a 4 ans, j'en ai fini de m'extasier devant son caca parfait (quand bien même je jette un oeil dessus pour vérifier qu'il n'est pas trop mou/dur/coloré... ma bienveillance me perdra dans le trou des chiottes).

Le pire dans tout ça, c'est que je suis devenue dès sa naissance (peut-être même avant, psychologiquement) une maman poule. Une maman ultra-accroc de sa progéniture, encore plus accroc que sa progéniture peut l'être elle-même, et pourtant elle est vachement accroc. Une maman poule mais genre, dans toute sa splendeur hein, j'en manque pas une.

Par exemple. Je l'emmène au centre de loisirs, endroit où je sais qu'il va passer une super journée, que les anims et la directrice sont supers, que les activités sont géniales, bref j'ai une grande confiance et Minus aime aussi : je commence à pleurer (en silence, toujours) avant même de le laisser parce que j'appréhende que lui, pleure... (non mais ALLO?).

Autre exemple. Petites vacances scolaires : mes parents le gardent une semaine. J'habite à 12 minutes de chez eux, mais je me dis que je ne vais pas aller y manger tous les soirs rien que pour le voir parce que ça le laisse un peu profiter de ses grands-parents, sans moi.

Ca m'embête, je préférerai être auprès de lui mais bon, tant pis je me prévois 2 ou 3 trucs dans la semaine et j'ai du rangement/ménage/etc à faire à l'appart, autant le faire quand il n'est pas là et que je peux faire du bruit... Et bien non, la semaine arrive et je déprime de m'empêcher d'aller le voir. J'annule ce que j'avais prévu, je préfère rester vautrée dans le canapé à regarder des programmes qui ne m'intéressent même pas et à pleurer dès que l'occasion se présente plutôt que de me changer les idées et sortir dès qu'il n'est pas là.

Cet été, pendant une semaine je n'aurai d'autre moyen de garde que mes parents... qui partent cette semaine là en vacances et embarquent donc mon fils à 528 km de moi... je te laisse imaginer dans quel état de malade je suis depuis quelques semaines. Bien sûr, il va passer de supers vacances, il a la chance de profiter de cela avec ses grands-parents, eux ont la chance de profiter de leur petit fils pour eux tous seuls (sans m'avoir dans les pattes à le coller pour un bisou ou un calin), c'est super, je suis drôlement contente car je sais que ça vaut tout l'or du monde. Mais ça me tue de le savoir si loin, je ne suis même pas inquiète et une semaine ça passe vite, c'est juste que je ne l'aurai pas près de moi. Je sais, c'est égoïste, mais ça me déprime. On ne me refera pas.

"Trouve toi donc un mec, tu le lâcheras un peu comme ça, ce p'tit !".

Comment te dire... La dernière fois que j'ai voulu me trouver un mec, il m'a prise pour un pigeon (ça devait être écrit en majuscule, en gras et en souligné, ça devait même clignoter sur mon front) et en plus m'a posé un lapin la troisième fois qu'on devait se voir, sans même un mot depuis ce jour là. Ma première pensée a d'ailleurs été "Mais qu'est ce que je suis allée perdre du temps avec lui, j'aurai pu profiter de mon fils ce soir au lieu de ça !". Alors tu penses bien que d'aller me trouver un mec, ce n'est plus vraiment dans mes priorités désormais.

D'ailleurs, est ce que j'ai VRAIMENT envie de me trouver un mec ?

Je veux dire, déjà quand je suis tombée enceinte de Minus et que son PAS-pa a décidé de se faire la malle, je me suis dis qu'il fallait mieux être seule que mal accompagnée, que ça ne m'a finalement pas tant déplu de vivre cela seule, j'en étais même contente de ne pas avoir à le partager, à garder ces moments pour moi toute seule.

Et puis ces avantages du célibat, je les savoure...

Ne pas se prendre la tête pour des futilités

Aucun compte à rendre

Ne pas être obligé de faire à manger en tonnes (on sait tous que les hommes sont des orgres, mon fils mange déjà autant que moi)

Ne pas se prendre de réflexion mal placée sur un vêtement ou des chaussures qu'il n'aimerait pas

Avoir toute la place dans le lit

Ne pas être dérangée par des ronflements (je n'entends pas les miens si je ronfle, donc je ne m'auto-pose pas de problème)

Pouvoir manger du regard tous les beaux mecs sans une once de culpabilité.

Regarder mes "séries de fille" et pleurer si ça me chante sans entendre "Non mais c'est qu'un film, hein".

Pas besoin de se forcer quand on n'a pas envie, ni de faire l'amour, ni de sourire, ni d'être gentille (parce que ce soir on a juste envie d'être chiante et de mauvaise humeur, et puis c'est tout)

Ne pas être obligée d'aller se laver les dents dès le réveil parce que ton haleine de chacal dépasse toutes les mauvaises odeurs que tu aies pu un jour sentir.

La cuvette des toilettes est en permanence baissée et aucune goutte à côté n'est laissée.

La liste est non-exhaustive. Bon, à court terme, d'accord. Mais quand même, c'est le bonheur cette vie là !

Je suis une maman-célibat-poule, et je le vis bien

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Rédigé par Kikekoidonc

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marie may 16/07/2013 22:48

Hi hi hi ben moi, c'est mes fils qui laissent des "petites gouttes" sur la lunette des wc... !

Kikekoidonc 19/07/2013 10:55

Ca, c'est le risque auquel on s'attend quand on a des garçons à la maison ! Pour l'instant ça va, le briefing fonctionne quand il a décidé de faire debout "comme les grands"... ;) Bises Marie May