Boule de poils

Publié le 2 Août 2012

...se fiche de moi.

Cela ne peut pas en être autrement.

Il se fout même littéralement de ma gueule, j'ai envie de dire.

 Il me teste, comme un enfant (c'est vrai que je n'ai déjà pas assez de Minus qui me prend pour une andouille à longueur de journée en pignant dès que Môssieur est contrarié). Donc je le punie (Boule de poils), comme un enfant. Le problème, c'est que le coin, Boule de poils ça ne lui parle pas. Le taper, certainement pas, enfin le tapoter sur le museau pour lui faire comprendre (comme sa mère, j'avais lu) que ce n'est pas bien (d'ailleurs, question existentielle, ça se dit "un museau" pour un chat ?) (ne me juge pas, je suis novice en matière d'animaux, je te rappelle). Et quand il s'en fout aussi de la "tapote", je le prends par la peau du cou, je sais que ça ne lui fait pas mal mais je ne suis pas sûre qu'il aime bien ça vu ses pattes qui se recroquevillent sous son ventre et ses yeux qui s'écarquillent comme un poisson.

 

Avant-hier, mes plombs ont pété, pas ceux de mon appart, je te précise. Non non, bien ceux de mon cerveau. J’avais passé la journée entière au boulot, je ne voulais qu’une chose c’était rentrer chez moi me reposer, ou tout du moins me poser, dans mon super-canapé-ikéa, avec un bon bol de céréales (ce n’est pas très équilibré pour un dîner, j’en conviens, mais je m’en fous), devant mon ordinateur à facebooker et à bloguer. Mais mon destin n’était pas écrit de cette façon…

 

Je suis allée récupérer le Minus chez sa nounou, qui m’accueilli avec un certain « Bonch’our Maman ! Ch’ai pissé dessus et ch’ai dit à Nounou " Ch’e m’en fiche, ch’avais envie de faire pipi dans mon zlip ! " ». A ce moment même, tu penses bien que j’avais compris que non, ma soirée ne serait pas tel un long fleuve tranquille à base de bol de céréales et d’ordinateur, mais plutôt une soirée qui commençait un peu en mode #pourri. Bien évidemment, Nounou n’était pas contente et s’est empressée de me relater la scène, qui s’est passée à la ludothèque et que heureusement merkimongieu, elle avait avec elle les rechanges du Minus. J’ai du prendre une terrible décision pour mon cœur de maman qui n’aime pas punir (mais que si tu laisses passer ce genre de caprices, tu sais d’ores et déjà que dans moins de 10 ans tu te feras monumentalement bouffer par ton gosse), j’ai sanctionné, calmement  mais sûrement : le Minus est désormais et jusqu’à nouvel ordre privé de voitures. Et sache que les voitures, c’est toute sa vie. Il a une cinquantaine de jeux divers et variés (enfant gâté ? Noooon penses-tu…), mais tout reste dans un coin, et il n’a Dieu que pour ses voitures. Tu comprends donc bien en quoi c’est VRAIMENT une punition ?

 Bref. Ca c’est la première partie de la soirée pourrite.


La seconde partie c’est, comme d’hab’, le Minus qui tape une crise de colère, de pleurs, de « j’ai pas enviiie », la demi-heure chiante quoi.


Mais la troisième partie, c’est la goutte d’eau qui a fait déborder mon vase déjà plein de ras-le-bol.

Cette saleté de Boule de poils a tenté à nouveau d’engloutir mon repas. Je suis consciente qu’une assiette de saumon frais/riz/épinards soit très attirante, qui plus est pour un chat (quand bien même je crois que n’importe quel repas lui conviendrait, en fait), mais alors ce soir là, fallait juste pas me faire chier. Manque de bol, il n’a pas du capter les ondes négatives d’énervement que j’envoyais depuis que j’avais passé la porte d’entrée… Il s’est vicieusement faufilé jusqu’à mon plateau, s’est approché de l’assiette et là, un cri de Minus a retenti « Mamaaan ! Le chat il monche ton assieeette ! ». C’est alors que Boule de poils se vu pousser par le Minus, avant d’atterrir sur le sol. SAUF QUE, dans son « saut », cet horrible animal s’était accroché à mon assiette, MON assietteeee !!!

La colère, la fureur, l’HYSTERIE monta en moi, je me sentis rouge comme une tomate, la fumée sortant de mes esgourdes et de mes trous de nez, la bave dégoulinant de mes lèvres, tel un Pit Bull excité dans sa cage prêt à attaquer.

« NOMDEGIEU ! » fut le premier mot qui sorti de ma bouche, « S’en est trop ! Toi, DEGAGE ! » criais-je à Boule de poils, « Toi, reste sur le canapé ! Toi aussi tu m’énerffffes ! » rétorquais-je au Minus.


Je ne suis pas une fille méchante hein, mais si tu me cherches, tu me trouves, et si tu touches à ma bouffe (sacrilège), JE te bouffe. Je dois avoir des gênes d’animaux : je déteste qu’on me dérange quand je mange ; je déteste qu’on me caresse quand je mange (n’y vois pas là une connotation sexuelle, enfin, pas trop quand même) ; et par-dessus tout je déteste qu’on touche à ce que j’ai dans mon assiette ou tout autre aliment hors de mon assiette qui m’appartient. Aussi, le Minus se fait régulièrement envoyer promener (tu as vu comme je suis polie en fait ? j’ai déjà dit beaucoup de gros mots ci-dessus, je ne voudrais pas te choquer au point que tu ne puisses pas t’endormir ce soir) du fait qu’il tente presque à chaque fois de me piquer mon pain, mon plat, etc. Je suis généreuse, je t’assure, mais pour la bouffe ce n’est même pas la peine de compter sur moi. Bon excepté si tu es là à crever la dalle devant moi, tel un rat pestiférant cherchant un morceau à se mettre sous la dent… peut-être alors te donnerai-je une miette de pain, pour ma bonne conscience, parce que je veux aller au Paridis moi tu comprends, l’autre jour j’ai vu qu’Homer y allait et y avait plein de donuts, alors je ne veux surtout pas rater ça (non mais tu rends compte ? des donuts gratuit quoi ! pour l’éternité !).

 

Edit : Ah mais attends, j'allais oublier ! C'est qu'il me bouffe mon pain aussi le saligot !

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Rédigé par Kikekoidonc

Publié dans #Racontage de vie de moi-même

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